L’écriture en miroir

L’écriture en miroir, qu’est-ce que c’est ? Pourquoi l’observe-t-on ? Que faire en classe ?

Une série de 8 courtes vidéos pour en savoir plus.

Un avenant suite à des échanges avec Jean-Paul Fischer.

Article mis en ligne le 27 mai 2020
dernière modification le 25 juin 2020

par Julien RICHARD, référent maths
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L’écriture en miroir est un phénomène que l’on aperçoit durant une certaine période des apprentissages.

La recherche nous donne des pistes pour en savoir plus.

Voici quelques vidéos qui tentent de faire le point sur la question, voire de donner des pistes pour la classe.

Des échanges avec JP Fischer permettent de clarifier certains points. (cf. fin de l’article).

La vidéo d’une vingtaine de minutes les regroupant toutes est par ici
Le document Eduscol
L’article de Jean-Paul Fischer (2011) qui a fourni les ressources pour la majeure partie de la vidéo : c’est ici
Vous retrouverez les autres sources citées dans la bibliographie de l’article de Jean-Paul Fischer.

Partie 1 Introduction et constat

Partie 2  : Les caractères d’écriture, prenons le temps de les observer de plus près et de découvrir une "règle implicite".

Partie 3 : Est-ce que cette "règle implicite’ est intégrée chez les élèves ? Que nous dit cette recherche ?

Partie 4

4.1. Que se passe-t-il avec des suites de caractères ?

4.2. Et pour les gauchers ?

4.3. Pourquoi le 3 est-il plus souvent écrit en miroir ?

Partie 5 Petit point sur les contraintes spatiales.

Partie 6 Propositions de pistes pour le classe.

Complément  : Des échanges avec Jean-Paul Fischer nous permettent d’apporter quelques précisions sur les travaux abordant l’écriture en miroir.

« La référence aux précurseurs Cornell et Cubelli/Della Sala est légitime, mais il faut garder à l’esprit que ces premières "démonstrations" ne sont pas très convaincantes.

Par ex., Cubelli/Della Sala (2009) avaient beau avoir 108 enfants dans leur échantillon, ils n’avaient que 16 enfants gauchers. En outre, les enfants n’écrivaient que 5 lettres capitales et 5 chiffres (et des mots) et, surtout, pouvaient les copier », alors que les observations de Fischer montrent que « les enfants ne produisent guère d’inversion en copiant. Cubelli/Della Sala ont donc dû utiliser un critère très laxiste pour catégoriser un enfant dans le groupe des enfants écrivant en miroir ».

C’est une recherche avec une psychologue scolaire qui a testé durant trois années consécutives tous les élèves gauchers de GS de sa circonscription qui convainc Fischer que « la gaucherie n’expliquait en rien l’inversion des caractères par l’enfant typique de 5 ans » (voir doi : 10.1080/1357650X.2015.1066383).

Source des images : Pixabay